EVADEZ-MOI

03 juillet 2022

Chaque serment que tu brises de Peter Swanson

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Traduction par Christophe Cuq.

 

Il y a deux ans j’ai lu et chroniqué Vis-à-vis du même auteur .

Eh bien, à l’image de Peter Swanson, je ne vais pas faire dans l’originalité tant mon avis est similaire pour Chaque serment que tu brises.

Faiblesse féminine, égo surdimensionné masculin, voilà, en gros, ce que va nous dépeindre l’auteur dans ce thriller qui, tout comme Vis-à-vis, se lit facilement et rapidement.

Il ne faut chercher ni message, ni profondeur des personnages, il n’y en a pas. Ils sont tous lisses comme des personnages de sitcoms.

Tout repose sur l’intrigue.

Si elle n’est pas toujours très crédible, mais y a-t-il vraiment beaucoup de thrillers crédibles, la trame est réellement prenante même si les ficelles sont un peu grosses parfois.

Abigail est une jeune femme qui a épousé un millionnaire. Elle l’a trompé lors de sa soirée d’enterrement de vie de jeune fille et va devoir en payer le prix, isolée sur une île privée où elle retrouve, mais est-ce vraiment par hasard, l’objet du délit…

Ce n’est pas un mauvais roman, c’est un thriller tous publics dans lequel il n’y a aucune scène qui pourrait choquer une âme sensible. Pas de scènes d’horreur, pas de scènes torrides mais plutôt une histoire qui tourne autour d’une midinette qu’on n’arrive pas à prendre en pitié.

Il n’en reste pas moins que c’est le bouquin idéal à emporter en vacances. Détente assurée. J’ai passé un bon moment de lecture, ce genre de lectures qui reposent.

Celles et ceux qui ont aimé Vis-à-vis ne seront pas déçus. Lisez les retours « Presse », ils sont beaucoup plus indulgents que le mien et finiront sans doute de vous convaincre.

Voici le résumé éditeur :

Abigail n’aurait jamais imaginé épouser un millionnaire. Jusqu’à ce qu’elle rencontre Bruce, séduisant homme d’affaires new-yorkais. Certes, ce n’est pas la grande passion, mais Bruce est gentil, rassurant et attentionné au point d’organiser lui-même son enterrement de vie de jeune fille en Californie. Là, passablement éméchée, Abigail passe la nuit dans les bras d’un parfait inconnu, Scottie. Une erreur sans conséquence, pense t-elle non sans remords. Sauf que l’amant intempestif réapparaît juste avant la cérémonie et supplie Abigail de tout annuler. Pire, il la suit sur l’île privée où se déroule sa lune de miel. C’est là qu’Abigail commence à paniquer. Qui est Scottie ? Comment lui échapper sur cette île déconnectée du reste du monde ? Heureusement que Bruce est là, il saura la protéger et tout va s’arranger... N’est-ce pas ?

 

A lire également :

 

Vis-à-vis de Peter Swanson - EVADEZ-MOI

Traduction de l'anglais par Christophe Cuq. Vis-à-vis est présenté comme le premier thriller publié par Gallmeister et édité par François Guérif. Effectivement, on s'éloigne drastiquement de la ligne éditoriale habituelle. Ici, point de grands espaces ou de personnages hors du commun. Oui, on est bien face à un thriller, psychologique, mais thriller quand même...

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26 juin 2022

Le silence d'Ingrid Bergman de Denis Lachaud

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Voici encore un roman que j’ai bien failli louper car sorti en collection « Littérature générale » chez Actes Sud. J’ai l’habitude de regarder les sorties Actes Noirs, plus rarement les sorties en littérature générale ne recevant pas les catalogues d’Actes Sud.

Ici ce n’est pas la couverture qui m’a intriguée mais plus le titre car Ingrid Bergman a été l’une des égéries d’Hitchcock.

Je suis donc allée voir de quoi cela pouvait bien parler.

Ingrid, de son vrai prénom Lone, suédoise d’origine, a été séquestrée pendant 40 ans par Roland qui l’a enlevée alors qu’elle avait tout juste 14 ans et était en vacances avec ses parents en France.

Rosalie, à laquelle, au début du roman, on donnerait à peine 8 ans, a en fait 35 ans. Elle est née « en captivité », fruit des viols répétés de Roland sur Ingrid.

Quand Roland est hospitalisé, puis incarcéré, elles vont toutes les deux devoir apprendre à vivre, à défaut de survivre.

 

Dans ce roman, on est très loin des clichés éculés des thrillers et polars de mauvaise facture. Point de scènes atroces, aucune descente en enfer, si ce n’est dans la cave pour rejoindre la « petite maison ».

Non, le thème de ce roman n’est pas le rapt en lui-même.

Denis Lachaud nous parle d’une femme brisée psychologiquement par un homme qui, après lui avoir retiré sa liberté, lui a volé son identité, un enfant, et toute sa vie de jeune fille et de femme.

Il nous présente Rosalie qui est née, a grandi en captivité.

Quand elles se retrouvent libres, elles ne connaissent pas l’extérieur, n’ont croisé, pendant 35 ans pour l’une, 40 ans pour l’autre que deux personnes, deux hommes. Et encore, Rosalie n’aura connu que son « père ».

Ce roman est très riche au niveau de la psychologie des personnages tout comme celle des situations. Rosalie et sa mère sont attachantes, elles sont touchantes.

L’auteur parvient sans peine à nous faire ressentir leurs émotions : la première sortie dans la rue, la première rencontre d’une inconnue, la découverte de leur vraie famille et enfin leur soif de vivre, de rattraper le temps, de refaire un jour confiance à un homme, d’apprendre à aimer et d’arriver aussi à se séparer.

C’est un magnifique roman à la lisière d’un roman noir et tellement différent de ce que proposerait un thriller.

A découvrir sans hésitation.

 

Résumé éditeur :

Une femme vit dans un pavillon caché au fond d’un jardin arboré.
Face à elle, son compagnon s’installe pour le petit-déjeuner, un certain Roland, qui paraît pointilleux : ses gestes, sa voix, sa façon de toucher les cheveux d’Ingrid, tout semble se produire selon un rituel auquel elle se plie à la perfection.
Au sol, un trait de peinture délimite l’espace de la cui­sine, le souligne. Un trait blanc que cette femme ne franchit jamais pour s’avancer dans le couloir le temps d’accompagner Roland chaque matin jusqu’à la porte d’entrée. Un trait qui semble tracé dans sa tête…
Ingrid reste à l’intérieur de la grande maison. Rosalie, leur fille, est avec elle. Autour de son lit des livres recouvrent les murs. Il n’y a pas de fenêtre dans sa chambre.
Que se passe-t-il dans la tête d’Ingrid, cette femme au léger accent nordique ? Pourquoi demeure-t-elle ainsi immo­bile, retenue, enfermée, empêchée ? Quel trouble relationnel peut ainsi régir deux vies jusqu’à l’invisibilité ?
Ce livre se situe au centre de cette énigme. Un roman inquiétant, des personnages envoûtants que Denis Lachaud interroge à l’extrême pour circonscrire l’ampleur et le rôle de la contrainte comme moteur ultime de la révélation de soi. Un roman vertigineux, en déséquilibre parfait sur le fil de la violence, fil blanc tel un trait silencieux, qui décons­truit l’individu tout en ouvrant en lui un passage insoupçon­nable vers le double jeu salvateur.

 

 

Le Silence d'Ingrid Bergman

Une femme vit dans un pavillon caché au fond d'un jardin arboré.Face à elle, son compagnon s'installe pour le petit-déjeuner, un certain Roland, qui paraît pointilleux : ses gestes, sa voix, sa façon de toucher les cheveux d'Ingrid, tout semble se produire selon un rituel auquel elle se plie à la perfection.Au sol, un trait de peinture délimite l'espace de la cui­sine, le souligne.

https://www.actes-sud.fr

 

 

 

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