EVADEZ-MOI

20 novembre 2020

H de Franck Bouysse

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Je n’ai pas lu le dernier roman de l’auteur paru chez Albin Michel. Par contre je viens vous parler de celui qui vient de paraître au Livre de Poche.

C’est un inédit sans être un inédit puisque ce roman est en fait une intégrale de trois textes illustrés paru chez Les Ardents Editeurs :

Le mystère H paru en 2008

LHondres ou les ruelles sans étoiles paru en 2010

La Huitième lettre paru en 2012

Trois volumes illustrés par Pierre Demarty.

H vient donc de paraître en semi-poche et vous transportera à la fin du XIX et début du XXème siècles.

Dans la première partie, nous lisons le journal de John W. John W. prend la mer avec H., à la poursuite d’un secret ou peut-être d’un trésor, sur les traces de Sir John Lucas, vers l’île de Pâques puis au cœur de l’Amazonie, après avoir rencontré les deux seuls survivants de l’expédition de Lucas, tous deux devenus fous.

De la traversée de l’Océan jusqu’à l’arrivée en Amazonie et la découverte de ce que cherchait Sir Lucas, Franck Bouysse nous emporte dans un monde mystique que, je l’avoue, je ne lui connaissais pas. Dans ce premier volet, il y a du Moby Dick, des Aventuriers de l’arche perdue. L’équipage sera mis à mal pour assouvir la fièvre de découverte de H.

Dans la seconde partie, H. est de retour à Londres et se rapproche de l’épouse de John W. Alors que les meurtres de Jack l’éventreur rythment cette seconde partie, l’auteur commence à nous révéler l’existence des 160. Là, je n’en dirai pas plus.

La troisième partie est conçue en partie d’histoires profondément humaines ayant trait à la perte d’un être cher, à l’esclavagisme, entre autres.

Ce roman véhicule un message profondément humain. L’Homme n’est certainement une espèce animale recommandable et est capable du meilleur mais surtout du pire. Mais, malgré tout, il existe des hommes bons et il ne faut jamais faire aucune généralité.

En ce qui concerne le style, que dire ? Le talent de l’auteur est déjà là, c’est indéniable. C’est beau en plus d’être très prenant, ça parle d’amour, de rêves, de rédemption, de châtiment et de folie.

 

4ème de couverture :

« Qui est H. ? D’où vient-il ? Comment a-t-il surgi dans ma vie déjà bien entamée ?

Ce qui ne m’avait jamais effleuré jusqu’alors commence à m’obséder. »

Ainsi débute le journal de John W., embarqué avec l’énigmatique H. dans une expédition sur les traces de l’explorateur Sir John Lucas parti vers l’île de Pâques. Un périple tumultueux comme le seront les errements de Walter Croft, un médecin aliéniste de l’asile de Bedlam et de son étrange patient Jonas… Des bas-fonds de l’East End où rode l’ombre de Jack l’Eventreur aux confins de l’Atlantique et de la forêt amazonienne, Franck Bouysse propose ici un véritable voyage initiatique ciselé comme une intrigue policière.

 

L’auteur :

Franck Bouysse est né en 1965 et partage sa vie entre Limoges et sa Corrèze natale. Grossir le ciel a rencontré un succès critique et public et a obtenu le Prix Polar SNCF en 2017 ainsi que le prix Sud Ouest / Lire en poche, le prix polar Michel-Lebrun, le prix Calibre 47 et le prix Polars Pourpres. Franck Bouysse est également l’auteur aux éditions de La Manufacture de Livres de Plateau, prix des lecteurs de la foire du livre de Brive, Glaise, et de Né d’aucune femme, prix Psychologies magazine.

 

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" Qui est H. ? D'où vient-il ? Comment a-t-il surgi dans ma vie déjà bien entamée ?Ce qui ne m'avait jamais effleuré jusqu'alors commence à m'obséder. "Ainsi débute le journal de John W., embarqué avec l'énigmatique H. dans une expédition sur les traces de l'explorateur Sir John Lucas parti vers l'île de Pâques.

https://www.livredepoche.com
Editeur : Le livre de poche (novembre 2020)
Collection : Majuscules
ISBN : 978-2253189657

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17 novembre 2020

La violence en embuscade de Dror Mishani

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Traduit de l’hébreux par Laurence Sendrowicz.

 

Cet été j’avais découvert Dror Mishani en lisant son dernier roman : Une, deux, trois paru à la Série Noire.

J’avais beaucoup aimé son écriture et j’ai donc voulu lire un de ses autres romans. Le (heureux) hasard a voulu que je prenne La violence en embuscade.

Il s’agit ici de la deuxième enquête de l’inspecteur Avraham Avraham. Je n’ai pas lu le précédent et si l’auteur s’y réfère pour dessiner les contours psychologiques de l’inspecteur, cela ne gène en rien la lecture de cette deuxième enquête, si ce n’est que ça me donne envie de la lire bientôt.

Concernant la trame de ce polar, tout part d’un concours de circonstances. Un colis piégé est découvert aux abords d’un crèche, colis qui s’avère finalement inoffensif mais qui traduit une réelle tentative d’intimidation. Un suspect est appréhendé mais Avraham le relâche très rapidement. Sauf qu’un des témoins présents lors de la découverte de la valise piégée intrigue l’inspecteur qui se persuade que cet homme cache des choses et est lié à l’affaire.

Je vous laisse découvrir la suite en lisant ce polar choral où l’auteur fait parler tour à tour l’inspecteur et Haïm, un homme étrange père de deux petits garçons et dont la femme est, semble-t-il, partie en voyage.

 

Dans chaque enquête, il y a un moment où l’on croit que jamais le tableau ne s’éclaircira. On pense qu’il y a trop de détails, trop différents, trop éloignés les uns des autres. Aussi éloignés que les gens assis sur cette plage. On a l’impression que tout est noir ou masqué par le brouillard. Mais au bout d’un certain temps, les connexions se font et l’image s’éclaircit. Toujours. Un point s’allume soudain dans l’obscurité, qui jette une nouvelle lumière sur le reste, les détails apparaissent sous un autre jour, prennent un sens, s’ordonnent. Les éléments qui semblaient sans rapport entre eux se révèlent au contraire étroitement liés.

C’est bien ce qui fait la qualité des polars de Dror Mishani. A l’opposé des polars anglo-saxons qui reposent souvent sur des scènes musclées et des scenarii à 100 à l’heure, Mishani a ce style de beaucoup d’auteurs du Sud, d’Europe comme par exemple l’Italien Valerio Varesi et les enquêtes de l’inspecteur Soneri (Agullo Editions), d’Afrique ou d’Orient.

Le rythme est plus lent car l’auteur s’attache aux détails, mise sur la cohérence du déroulé de l’enquête. Aucun détail n’est laissé de côté et les personnages ont autant d’importance que l’histoire elle-même. Dans ce roman, que cela soit Haïm ou Avraham, chacun est parfaitement dessiné et maitrisé. L’intrigue pourrait être relativement simple sauf que Dror Mishani en fait plus qu’un fait divers et parvient à rendre cette enquête plus importante que n’importe quel braquage ou meurtres en série.

Encore une fois, je ne peux que vous conseiller de partir à la rencontre des auteurs de polars Israéliens, pas seulement parce que je les affectionne mais parce qu’ils sont souvent très bons et permettent aussi de découvrir un pays, une manière de vivre et une culture différente.

 

4ème de couverture :

Encore traumatisé par son affaire précédente (Une disparition inquiétante), Avraham Avraham enquête sur la présence d’une valise contenant une fausse bombe près d’une crèche de Holon, banlieue de Tel-Aviv.

Un suspect est vite appréhendé, mais il a un alibi en béton.

Avraham repère alors Haïm, modeste traiteur qui livre chaque matin ses sandwichs faits maison avant d’accompagner ses fils, le cadet à la crèche, l’aîné à l’école. Haïm a eu une altercation avec la directrice de la crèche, et son comportement est bizarre. Pourquoi s’occupe-t-il seul de ses enfants ? Où est donc passée son épouse philippine ? En visite chez les siens, comme il le prétend ?

Au moment où l’on craint qu’Avraham se trompe de nouveau, le policier, cramponné à son intuition contre l’avis de sa hiérarchie, va faire preuve d’audace pour démêler une intrigue tout en fausses pistes, dans une atmosphère crispée et déroutante.

 

L’auteur :

Né en 1975, Dror Mishani, universitaire israélien spécialisé dans l’histoire du roman policier, critique littéraire et éditeur de polars renommé, est présenté comme le successeur de l’illustre et regrettée Batya Gour.

Sa série policière, mettant en vedette l'inspecteur de police Avraham Avraham, a été d'abord publié en hébreu en 2011 et traduite dans de nombreuses langues. Le premier roman de la série, "Une disparition inquiétante," a été sélectionné pour le prix du CWA International Dagger 2013 et a remporté le prix Martin Beck, pour le meilleur roman policier traduit en Suède.

Il vit à Tel Aviv avec sa femme et leurs deux enfants. Il parle français.

 

A lire aussi :

 

Une, deux, trois de Dror Mishani - EVADEZ-MOI

Traduit de l'hébreux par Laurence Sendrowicz. Une, deux, trois, comme trois parties, trois victimes, trois personnages féminins face à un seul, masculin. Une : Orna est une jeune mère dont le mari est parti refonder une famille avec une autre. Elle est seule avec son petit garçon, seule à les faire vivre, seule.

http://www.evadez-moi.com



 

 

La Violence en embuscade, Dror Mishani, Romans Policier / Thriller - Seuil

La Violence en embuscade, Dror Mishani, Laurence Sendrowicz : La deuxième enquête de l'inspecteur Avraham AvrahamEncore traumatisé par son affaire précédente ( Une disparition inquiétante ), Avraham Avraham enquête sur la présence d'une valise contenant une fausse bombe près d'une crèche de Holon, banlieue de Tel-Aviv

https://www.seuil.com

 

La Violence en embuscade, Dror Mishani, Nos collections - Points

Hanté par ses erreurs passées, le commandant Avraham doit démêler une étrange affaire. Une bombe factice a été retrouvée près d'une crèche de Holon, dans la banlieue de Tel-Aviv. Les suspects ne manquent pas : exécrable, la directrice a été accusée par des parents de maltraitance envers leurs enfants.

https://www.editionspoints.com



Editeur pour la version grand format : Seuil (mars 2015)

Collection : Seuil policiers

ISBN : 978-2021077100

 

Posté par LauLo-EvadezMoi à 17:00 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
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