EVADEZ-MOI

17 juillet 2019

Les rues de Santiago de Boris Quercia

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Traduction de Baptiste Chardon.

 

Souvent on peut lire des romans qui sont des fresques de plusieurs centaines de pages. Et, parfois, on tombe sur un « petit » roman qui arrive à condenser le meilleur en moins de 200 pages.

C’est le cas ici avec le premier volet de la série consacrée à Santiago Quinones.

Comme il le dit lui-même, c’est un flic, mais pas comme les autres. Et c’est vrai. Ici, pas de super flic menant une enquête complexe et trouvant la solution, parfois de manière assez tirée par les cheveux.

Non, ici nous faisons la connaissance d’un homme avec ses qualités et ses faiblesses, surtout ses faiblesses d’ailleurs.

Trainant une vieille casserole, le simple fait de suivre dans la rue une jupe un peu moulante va l’amener à affronter ce dont il n’arrive pas à se pardonner.

C’est un polar qui ne manque pas pour autant d’action, ni d’amour.

Santiago est à peu près aussi adroit en amour que dans son uniforme de flic. Et c’est bien ça qui fait tout son charme.

Ce premier volet sert à camper le personnage, ni bon ni méchant, maladroit mais qui ne voudrait de mal à personne, ni en amour, ni dans son métier.

Il fait froid, il est six heures vingt-trois du matin, on est tout juste mardi et je n’ai pas envie de tuer qui que ce soit. Quelle connerie. (Incipit)

Quant au style, Boris Quercia n’en fait pas des tonnes et c’est parfait. Il fait parler Santiago qui nous raconte ses regrets, ses angoisses, son boulot de flic, ses amours mais aussi sa ville Santiago, ses gangs, ses bars à putes, la drogue et toutes les magouilles et autres arnaques.

Un vrai petit trésor du noir qui vous donnera envie de lire les suivants.

Boris Quercia sera présent au festival Toulouse Polars du Sud du 11 au 13 octobre 2019.

 

 

4ème de couverture :

Il fait froid, il est six heures du matin et Santiago n’a pas envie de tuer qui que ce soit. Le problème, c’est qu’il est flic. Qu’il est sur le point d’arrêter une bande de délinquants, dangereux mais peu expérimentés, et que les délinquants inexpérimentés font toujours n’importe quoi…  Après avoir abattu un jeune homme de quinze ans lors d’une arrestation musclée, Santiago Quiñones, flic à Santiago du Chili, erre dans les rues de sa ville en traînant son dégoût. C’est ainsi qu’il croise le chemin de la belle Ema Marin, une courtière en assurances qui semble savoir beaucoup de choses sur son passé…

 

L’auteur :

Boris Quercia est né à Santiago du Chili. Il est connu dans son pays en tant que cinéaste aux multiples facettes : acteur, réalisateur, scénariste, producteur… Il travaille sur une série télévisée très populaire au Chili, Los 80. Mais son jardin secret est l’écriture de polars. Les Rues de Santiago, son premier livre, est paru chez Asphalte début 2014 et met en scène le flic Santiago Quiñones. On retrouve ce dernier dans son roman suivant, Tant de chiens, qui a remporté le Grand Prix de littérature policière 2016.

 

Au catalogue Asphalte :

La Légende de Santiago

Tant de chiens

Les Rues de Santiago

 

 

 

Les Rues de Santiago

Il fait froid, il est six heures du matin et Santiago n'a pas envie de tuer qui que ce soit. Le problème, c'est qu'il est flic. Qu'il est sur le point d'arrêter une bande de délinquants, dangereux mais peu expérimentés, et que les délinquants inexpérimentés font toujours n'importe quoi...

http://asphalte-editions.com



 

Editeur : Asphalte (février 2014)

Collection : Fictions

ISBN : 978-2918767404

 

Aussi disponible en poche :

Editeur : Le Livre de Poche (juin 2015)

Collection : Policiers

ISBN : 978-2253179085

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13 juillet 2019

Total Labrador de Jean-Hugues Oppel

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Salut les bobos, salut les cocos, salut les gogos, salut les totos, et salut les zozos…Déjà mardi, bientôt le week-end… Vous êtes bien sur Radio Jamaïque, il est seize heures, voici la matinale !

 

Pour ceux qui ont lu 19500$ la tonne, on avait fait la connaissance de Lucy Chan dans ce roman d’espionnage politico-économique.

Lucy revient dans Total Labrador avec un rôle prédominant. Membre de la CIA, elle va être missionnée pour retrouver un ex-agent porté disparu lors d’une mission car abandonné sur place par ceux qui devaient l’exfiltrer d’une opération et bien décidé à se venger.

Dans ce roman, beaucoup plus rythmé, conjuguant les genres du roman d’espionnage et du thriller, Jean-Hugues Oppel reprend certains codes de son précédent roman.

Dans 19500$ la tonne, le récit avait pour fil rouge les newsletters de Mister K, un hacker qui diffusait de fausses informations aux traders pour influencer certains cours boursiers.

Ici, le fil rouge est un radio-amateur qui émet depuis la France une émission qui se veut jamaïcaine et qui tente de pointer du doigt certaines aberrances du capitalisme ou des gouvernements en place.

Dans le précédent roman, Lucy recherchait Mister K et Falcon, un « assassin professionnel » qui, malgré son métier à la moralité discutable, était un personnage qu’on ne pouvait pas complètement condamner.

Même chose ici avec Jonathan Rogue qui, certes, laisse des cadavres dans son sillage, mais qui a de sérieuses circonstances atténuantes.

Reprendre la même construction est périlleux mais cela fonctionne et encore mieux que dans le précédent volet des missions de Lucy.

Beaucoup moins politico-économique que 19500$ la tonne, Total Labrador s’attache d’avantage aux mécanismes internes des services secrets américains. Il plus d’action et les différents messages passent toujours aussi bien.

Encore une fois, la part faite aux fausses informations est importante tout comme les actions de la CIA, mais qu’on peut imaginer être les mêmes pour tous les services secrets de toutes les puissances en place, qui ont tendance à déborder du cadre qui leur a été défini.

J’avais aimé le précédent, j’ai dévoré celui-ci, qui peut être lu indépendamment du premier.

 

#LaVistaBébizes

 

 

4ème de couverture :

Quel lien existe-t-il entre les éliminations ciblées des ennemis de l'Amérique par drone, la soif de vengeance d'un homme trahi par ses supérieurs et la nomination à la tête de la CIA par un clown mal peigné d'une nouvelle directrice sachant ce que torturer veut dire ? Une femme, apparemment. Lucy Chan, analyste à la CIA fraîchement promue officier, est confrontée au classique dilemme de la cause à défendre et des moyens à employer pour le faire.

 

 

L’auteur :

Jean-Hugues Oppel est l'un des grands noms du thriller politique français. Il est également auteur de romans noirs, romancier pour la jeunesse, scénariste... Son roman Six-Pack a été adapté au cinéma. Il a été le lauréat du Grand Prix de littérature policière et du prix Mystère de la critique. Publié par François Guérit- aux éditions Rivages Noir, il a rejoint La Manufacture de livres en 2017 et a publié 19500$ la tonne, paru chez J'ai Lu en février 2019.

 

 

Total Labrador

Jean-Hugues OPPEL Quel lien existe-il entre les éliminations ciblées des ennemis de l'Amérique par drone, la soif de vengeance d'un homme trahi par ses supérieurs et la nomination à la tête de la CIA par un clown mal peigné d'une nouvelle directrice sachant ce que torturer veut dire ?

https://www.lamanufacturedelivres.com



 

Editeur : La Manufacture de livres (février 2019)

ISBN : 978-2358872737

Posté par LauLo-EvadezMoi à 08:59 - - Commentaires [2] - Permalien [#]
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