EVADEZ-MOI

03 avril 2021

Malamute de Jean-Paul Didierlaurent

malamute

 

 

Parfois, pour une pause entre deux romans plus durs, on a besoin d’un tout petit peu de légèreté.

Ce n’est pas une raison pour trop s’éloigner du Noir.

Jean-Paul Didierlaurent signe ici un roman qui se rapproche de ce qu’on peut appeler « rural noir » ou « nature writting » avec des ingrédients qui sont classiques au genre :

-      Un décor très Nature. Ici, nous sommes dans les montagnes, dans les Vosges. Les personnages évoluent dans une station de ski, la plupart sont pisteurs ou habitants du village de haute montagne.

-      Un élément climatologique : une tempête de neige

-      Des animaux : ici des chiens qui font partie du passé et d’une légende locale

-      Des autochtones qui ont des secrets bien cachés et très inavouables

-      Et, bien sûr, les « étrangers », jeunes de préférence, qui débarquent et bouleversent l’équilibre.

La trame du récit se veut noire et elle l’est même si elle révèlera au final peu de surprises pour qui a l’habitude de lire des drames, de ces histoires de mauvais choix, de remords, de trahisons et autres mauvaises actions.

L’écriture est agréable, assez lisse, sans longueurs, reposante. Ce roman aurait pu être plus sombre ou s’attarder un peu plus sur les personnages. L’auteur s’est appuyé surtout sur Germain, personnage central, un vieil homme, veuf, reclus dans son chalet, voisin de cette famille de « ruskoff » qui rêvait de balades en chiens de traineau à proposer aux touristes et que le village n’avait jamais réussi à accepter parvenant même à les chasser après avoir abattu leurs Malamutes.

Cela reste ce que j’appellerai, sans dénigrement, un roman « grand public » qui s’adresse à tout lecteur qui recherche un bol d’air frais et une histoire qui allie drame et sentiments sans scènes violentes.

 

 

4ème de couverture :

Le vieux Germain vit seul dans une ferme au coeur des Vosges. Sa fille lui impose de passer l’hiver avec Basile, lointain neveu qui vient faire sa saison de conducteur d’engin de damage dans la station voisine.

Une jeune femme froide et distante qui conduit les engins des neiges mieux que tous ses collègues masculins, habite la ferme voisine, où ses parents élevaient une meute de chiens de traîneaux quarante ans auparavant.

Mais bientôt, le village est isolé par une terrible tempête de neige qui, de jours en semaines puis en mois, semble ne pas vouloir s’achever. Alors l’ombre des Malamutes ressurgit dans la petite communauté coupée du monde...

 

 

L’auteur :

Jean-Paul Didierlaurent vit dans les Vosges. Nouvelliste lauréat de nombreux concours de nouvelles, deux fois lauréat du Prix Hemingway, son premier roman, Le Liseur du 6h27, connaît un immense succès au Diable vauvert puis chez Folio (360.000 ex vendus). Il reçoit les prix du Roman d'Entreprise et du Travail, Michel Tournier, du Festival du Premier Roman de Chambéry, du CEZAM Inter CE, du Livre Pourpre, Complètement livres, ainsi que de nombreux prix de lecteurs en médiathèques, est traduit dans 34 pays et est en cours d'adaptation au cinéma. Jean-Paul Didierlaurent a depuis publié au Diable vauvert un recueil de nouvelles, Macadam, et les romans Le Reste de leur vie et La fissure, tous réédités chez Folio.

 

Éditeur : DIABLE VAUVERT (mars 2021)

ISBN : 979-1030704198

 

Malamute

Jean-Paul Didierlaurent vit dans les Vosges. Nouvelliste lauréat de nombreux concours de nouvelles, deux fois lauréat du Prix Hemingway, son premier roman, Le Liseur du 6h27, connaît un immenses succès au Diable vauvert puis chez Folio (370.000 ex vendus), reçoit les prix du Roman d'Entreprise et du Travail, Michel Tournier, du Festival du Premier Roman de Chambéry, du CEZAM Inter CE, du Livre Pourpre, Complètement livres et de nombreux prix de lecteurs en médiathèques, et est traduit dans 31 pays.

https://audiable.com



 

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28 mars 2021

Rosine, une criminelle ordinaire de Sandrine Cohen

rosine

 

 

C’est comme ça, la mort donnée par autrui survient partout, n’importe où et même à la maison. En fait, c’est même là qu’elle advient le plus souvent, même si la plupart des gens ne le savent pas, ou plutôt ne veulent pas le savoir. Les enfants sont les premières victimes de ces crimes familiaux, juste avant les femmes. C’est comme ça, c’est la réalité et c’est son travail. Frédérique Maurois n’a fait qu’un compte-rendu pour les deux petites filles, la conclusion est la même : mort par noyade.

Sandrine Cohen aborde dans son roman un sujet difficile, celui de l’infanticide mais loin de la façon qu’on pourrait attendre. L’auteure a choisi de parler de cette mère qui a volontairement et sans raison apparente, mais peut-il exister une seule raison qui puisse conduire à ce geste, noyé ses deux petites filles de quatre et six ans. Pour cela elle utilise le personnage de Clélia, une enquêtrice de personnalité, qui va chercher, durant tout ce roman, à comprendre et à trouver ce qui a pu amener Rosine à tuer ses enfants.

Si le sujet est difficile, l’approche choisie le rend à la limite du supportable et pourtant c’est très bien écrit, trop bien décrit parfois. C’est vraiment un texte à déconseiller aux âmes sensibles.

L’auteure n’hésite pas à commencer le roman par le meurtre lui-même, à le faire vivre au lecteur (ou à la lectrice), puis l’arrestation et l’incarcération de Rosine.

Certaines scènes sont très difficiles comme la préparation des deux corps par le légiste.

Tout est fait pour faire ressentir l’horreur au plus haut point avant que Clélia n’entre réellement en jeu afin de trouver des raisons à ce double meurtre et enfin nous fasse assister au procès. Au-delà de cette histoire, c’est aussi des failles du système carcéral que pointe du doigt Sandrine Cohen. La surpopulation des prisons, les présumés mauvais traitements sur détenus ou même sur visiteurs, le mélange des détenus sans tenir compte de leurs crimes ou de leur âge à l’image de ce gamin de dix-huit ans paumé et fragile jeté en cellule avec des détenus qui peuvent avoir deux ou trois fois son âge et qui peuvent avoir plusieurs assassinats à leur actif. Certains détenus dont l’isolement a été demandé, le « code bleu », et n’est pas appliqué au centre de détention.

J’ai profondément détesté chaque page de ce roman. J’ai cru refermer le livre dès le premier chapitre. J’ai cru pleurer parfois. J’ai été choquée, écœurée, bouleversée. Pourtant, je l’ai lu jusqu’au bout car c’est un très bon roman. Certes il va heurter, déranger, tout dépendra de vos préjugés, de votre expérience.

 

4ème de couverture :

Un jour, Rosine Delsaux, une femme, une mère, une amie parfaite, tue ses deux filles. Elle les noie. Elle ne sait pas ce qui s’est passé, comment a-t-elle pu faire ça ? Elle culpabilise, s’accuse d’être un monstre. On ne tue pas ses deux filles comme ça. Il y a forcément quelque chose dans la vie de Rosine qui a « permis » ce crime. Avec l’aide de Rosine, Clélia, enquêtrice de personnalité auprès des tribunaux, va rechercher quoi.

 

L’auteure :

Sandrine Cohen est comédienne, scénariste et réalisatrice de fictions et de documentaires. Passionnée de faits divers, elle a notamment réalisé trois documentaires sur des crimes de proximité, passionnels et familiaux. Elle s’est intéressée, au-delà du sensationnel au mécanisme du passage à l’acte. Rosine, une criminelle ordinaire est tiré de ces expériences.

 

 

Pourquoi a-t-elle fait ça ?

Accueil Catalogue Polars Rosine, une criminelle ordinaire, Sandrine Cohen Disponibilité : En stock, livraison en 72 h ouvrées en France métropolitaine... quinze jours ailleurs. 13,00€ TTC Collection Polars en France, N°31 Un jour, Rosine Delsaux, une femme, une mère, une amie parfaite, tue ses deux filles. Elle les noie.

https://www.editionsducaiman.fr



 

Editeur : Editions du Caïman

Collection : Polars en France

ISBN : 978-2919066865

Posté par LauLo-EvadezMoi à 15:40 - - Commentaires [1] - Permalien [#]
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