EVADEZ-MOI

30 octobre 2020

Le village perdu de Camilla Sten

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Traduit du suédois par Anna Postel.

 

Il y avait bien longtemps que je n’avais pas lu ce genre de roman.

Le village perdu est un thriller léger mais qui maintient assez bien le suspense jusqu’à la fin, ce qui est plutôt pas mal.

Le lieu et l’environnement se prêtent bien à cette histoire de village fantôme.

Un village donc, dans un coin (très) reculé de Suède et abandonné depuis 60 ans. Tous ses habitants se sont mystérieusement évaporés en 1959.

Un groupe de jeunes décide d’en faire un reportage et arrive donc, en plein hiver, dans cet antre désert pour tenter de découvrir la vérité ou plutôt pour faire le buzz sur les réseaux « sociaux » en vue d’obtenir un financement pour tourner un film sur le sujet.

Tout au long du roman, l’auteure, comme souvent dans ce genre de thriller, alterne passé et présent, faisant peu à peu découvrir la vérité au lecteur mais non aux protagonistes de l’histoire au présent.

C’est assez bien mené même si ça reste vraiment léger au niveau de l’écriture rendant le tout plus « ado » qu’adulte.

Les personnages principaux sont mignons, rien à redire de ce côté-là. C’est davantage les dialogues qui sont limités et simples, tout comme les descriptions de lieux ou de scènes.

Les personnages du passé sont un peu cliché : la folle, le pasteur un peu louche, l’homme qui boit, la femme qui se débrouille seule pour la maison.

Cela reste un agréable petit thriller sans prétention, de quoi passer quelques heures de détente. Pas de vrai gros défaut mais rien d’extraordinaire non plus.

Par contre, « Le Village Perdu est un thriller très original dans la lignée de Stephen King »… comment dire ? Il y a quand même encore du boulot hein !

 

4ème de couverture :

1959. Silvertjärn. La population de cette petite cité minière s'est mystérieusement évaporée. A l'époque on a seulement retrouvé le corps d'une femme lapidé et un nourrisson.

De nos jours, le mystère reste entier.

Alice Lindstedt, une documentariste dont la grand-mère est originaire du village, part avec une équipe explorer la cité fantomatique, en quête des secrets de cette tragédie.

Mais la piste de l'ancien pasteur du temple déterrera la mémoire d'un sombre passé...

Un passé qui hante encore le présent et semble avoir réveillé les ombres du village perdu.

 

 

L’auteure :

Camilla Sten, née en 1992, est la fille de Viveca Sten, superstar suédoise de polars.

Elle étudie actuellement la psychologie à l’Université d’Uppsala et a déjà publié une série pour la jeunesse (L’île des Disparus, éditions Michel Lafon) à quatre mains avec Viveca.

Le Village perdu est un thriller très original dans la lignée de Stephen King ou de John Ajvide Lindqvist. (source : site de l’éditeur)

 

Le Village perdu, Camilla Sten, Romans Policier / Thriller - Seuil

Comment tout un village peut disparaître sans laisser de traces ? 1959. Silvertjärn. La population de cette petite cité minière s'est mystérieusement évaporée. A l'époque on a seulement retrouvé le corps d'une femme lapidé et un nourrisson. De nos jours, le mystère reste entier.

https://www.seuil.com



 

Editeur : Seuil (octobre 2020)

ISBN : 9782021426526

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27 octobre 2020

Little Caesar de William R. Burnett

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Traduit de l’anglais par Marcel Duhamel (révisé par Marie-Caroline Aubert).

 

Cet automne, Gallimard republie dans des versions « révisées » deux romans de William R.Burnett : Little Caesar et Good-bye, Chicago 1928.

Little Caesar est le premier roman de l’auteur, publié en 1929. Plus de quatre-vingt-dix ans plus tard, c’est un réel plaisir de pouvoir découvrir cette histoire, ce roman qui peut être considéré comme un classique du roman de gangsters et le premier dont le point de vue se place du côté des truands.

Rico est un petit truand qui travaille pour Sam Vettori. Alors qu’il doit organiser et diriger un hold-up, les choses tournent mal et un flic en civil est abattu.

Alors que l’avenir semble sourire à Rico qui se fait sa place à coup de trahisons, de manigance et de manipulations en tous genre, tous ses plans vont finir par se retourner contre lui.

Ce court texte est un pur roman de gangsters avec une ambiance de cette fin des années 20. Seuls les dialogues m’ont semblés un peu anachroniques, je m’attendais certainement à un parler différent et à des expressions un peu plus désuètes. Est-ce lié à la traduction d’origine ou à la révision, je n’en ai aucune idée mais cela m’a déconcertée.

Les policiers restent des personnages secondaires dans cette histoire et il est très rafraîchissant de se retrouver, en tant que lecteur, du côté des méchants qu’on finit par trouver finalement assez sympathiques dans l’ensemble.

On retrouve également la place de la femme il y a plusieurs décennies, femme objet, femme qui sert de faire-valoir à un homme sans pour autant gagner sa considération. J’entends déjà des voix s’écrier « c’est toujours le cas ! ». Non, lisez ces romans d’un autre temps et vous verrez que les choses ont quand même évolué, en tout cas dans la littérature. Ce n’est certes pas un texte féministe mais bien un roman viril, témoin d’une époque.

Je trouve très intéressant de pouvoir lire ces romans qui ont tout de même près de cent ans et Gallimard en propose régulièrement, comme les éditions Joëlle Losfeld qui réédite les textes, par exemple, de Meckert. D’autres maisons d’édition le font aussi parfois, soyez attentifs, ce sont de vrais bijoux.

 

4ème de couverture :

Cesare "Rico" Bandelli, petit truand violent, narcissique et buveur de lait, a pris la place de Sam Vettori, puissant chef d'un gang italien de Chicago. Bientôt, le fils d'immigrés ivre de pouvoir et de reconnaissance agrandit son territoire en faisant main basse sur la contrebande d'alcool, le jeu et la prostitution dans tous les secteurs de la ville. Rien ne lui résiste, sauf un policier irlandais décidé à lui faire payer la mort d'un de ses collègues à l'occasion d'un hold-up qui tourne mal.

 

L’auteur :

Né en 1899 à Springfield (Ohio), William Riley Burnett fait sa scolarité dans une académie militaire, étudie le journalisme à l'université Ohio State et travaille un temps comme statisticien pour l'administration. Son installation à Chicago en 1928 amorce sa carrière. Fasciné par les gangs, la violence de la ville et les récits de ses amis journalistes, il écrit Little Caesar, premier d'une longue série de romans. Également scénariste prolifique et réputé pour Hollywood, il meurt en 1982.

 

 

Little Caesar

Little Caesar, en 1928, c'est que l'action y est décrite du point de vue des criminels. Du jamais-vu. Le roman de gangsters est né.

http://www.gallimard.fr



 

Editeur : Gallimard

Collection : Série Noire

ISBN : 9782072859540

 

 

 

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