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EVADEZ-MOI
11 septembre 2020

Station Eleven d'Emily St John Mandel

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Traduit de l’anglais par Gérard de Chergé.

 

Nous sommes dans une période propice pour découvrir ou redécouvrir Station Eleven d’Emily St. John Mandel.

En effet, ce roman, paru en 2016 en France, parle d’une pandémie et mieux encore, d’une grippe dévastatrice qui tue en 48 heures quasiment tout le monde, sur tous les continents (bien que ça, on ne fait que le supposer).

Alors, évidemment, tous ceux et toutes celles qui ont parlé de ce livre « avant » en auront peut-être ressenti différemment l’intérêt de ce texte profondément intelligent.

Il n’est pas nécessaire de s’appesantir sur le côté postapocalyptique de ce roman, vous aurez compris qu’on parle de villes désertées, à l’abandon, dignes d’un décor de Walking Dead. On pleure sur des personnages qui ont perdu une femme, un mari, un parent ou encore un enfant. On parle même de survivants se déplaçant en meutes mais ça, Stephen King dans « Le fléau » l’a déjà fait donc ce n’est pas ce qui fait l’originalité et le côté vraiment étonnant et passionnant de ce texte.

En 2020, des personnes très intelligentes qui dirigent notre beau pays, se sont rendu compte que la Culture, les Arts, sont importants pour les gens. Le Cinéma, le Théâtre, la Littérature, la BD apportent du rêve et nous permettent de nous évader. La Musique adoucit les mœurs. Peut-être que si ces personnes très intelligentes avaient lu ce livre, elles l’auraient réalisé un peu plus tôt.

La Symphonie Itinérante est un groupe de survivants, acteurs et musiciens, qui marchent le long des routes autour du lac Michigan. Ils s’arrêtent dans chaque « ville », guère plus qu’un petit groupe de survivants s’étant installé dans une station-service désaffectée ou un ancien Walmart pillé depuis longtemps. Certains ont vécu la fin du monde d’avant, d’autres sont nés après et n’ont jamais connu les technologies actuelles et d’autres encore ont créé un musée regroupant des objets inutiles à présent et dont, visiblement, on arrive à se passer.

Tous les personnages principaux ont un lien qu’on découvre tout au long de la lecture. Une lecture au son de Beethoven ou bercée des tirades de Shakespeare.

C’est un vrai message d’espoir, une piste pour supporter ce qui nous paraît insurmontable aujourd’hui, l’idée qu’il faut faire confiance à la planète et à la vie.

Bon, c’est aussi un très bon roman post-apo, il faut l’avouer. Et servi par une superbe écriture.

 

4ème de couverture :

 Un soir d’hiver à l’Elgin Theatre de Toronto, le célèbre acteur Arthur Leander s’écroule sur scène, en pleine représentation du Roi Lear. Plus rien ne sera jamais comme avant. Dans un monde où la civilisation s’est effondrée, une troupe itinérante d’acteurs et de musiciens parcourt la région du lac Michigan et tente de préserver l’espoir en jouant du Shakespeare et du Beethoven. Ceux qui ont connu l’ancien monde l’évoquent avec nostalgie, alors que la nouvelle génération peine à se le représenter. De l’humanité ne subsistent plus que l’art et le souvenir. Peut-être l’essentiel.

 

L’auteure :

Née au Canada en 1979, Emily St. John Mandel est l’auteur de Dernière nuit à Montréal (2009), On ne joue pas avec la mort (2010) et Les Variations Sebastian (2013), tous trois publiés en Rivages/noir. Succès international traduit dans une vingtaine de langues, finaliste du National Book Award, Station Eleven l’a imposée comme l’une des romancières les plus reconnues d’Amérique du Nord.

 

Station eleven

Un soir d'hiver à l'Elgin Theatre de Toronto, le célèbre acteur Arthur Leander s'écroule sur scène, en pleine représentation du Roi Lear. Plus rien ne sera jamais comme avant. Dans un monde où la civilisation s'est effondrée, une troupe itinérante d'acteurs et de musiciens parcourt la région du lac Michigan et tente de préserver l'espoir en jouant du Shakespeare et duBeethoven.

https://www.payot-rivages.fr



 

Editeur : Payot-Rivages (mai 2018)

Collection : Rivages poche

ISBN : 9782743642006

 

 

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