Soleil-de-cendres

 

La rentrée littéraire chez Agullo va être très chaude voir caniculaire avec ce superbe roman « catastrophe » d’Astrid Monet.

Soleil de cendres commence comme un roman d’amour, celui d’une mère pour son fils et qui décide d’offrir à ce petit garçon quelques jours à Berlin pour qu’il fasse connaissance de son père. C’est cet amour qui va porter tout le roman, qui va en être le moteur.

Dans un décor résultant d’un réchauffement climatique extrême, à une époque où l’eau devient une denrée plus rare que n’importe quel gemme, Marika et son fils Solal vont être des souffles d’espoir.

Ils s’enlacent. Ils sont morts l’un contre l’autre. Le ventre secoué de bière et d’amour. Avant que leurs corps ne soient ensevelis et brûlés par la lave, la jeune femme a vu, au-dessus de l’épaule de son amant, les stridents oranges et rouges meurtrir le ciel. Le volcan est entré en éruption dans un bruit de tonnerre effroyable. Une nuée ardente a jailli du lac. Des jets de lave explosent dans le ciel, le volcan s’apprête à cracher le venin gardé dans les entrailles de la terre des milliers d’années. Enfin, il projette des pierres qui tuent immédiatement une trentaine de vacanciers. Sur les berges, les éclats de lave retombent et la nature asséchée s’embrase, comme un être lâche nourri de haine, elle hurle et se libère de ses souffrances. La nature maltraitée mugit dans un désarroi infini.

Dans un Berlin apocalyptique, la mère et l’enfant sont séparés. Solal va découvrir son père le temps d’une catastrophe. Marika n’aura d’autre but que de retrouver son enfant.

Certains lecteurs vont certainement se focaliser sur le thème de fond, écologique. On pourra penser qu’il est un peu poussé et alarmiste. On pourra croire que boire dans des bouteilles en plastique va provoquer des éruptions volcaniques et des tremblements de terre. On peut être sûr que les richesses naturelles s’épuisent. C’est un thème en vogue qui sert ici de base à ce que j’ai davantage considéré comme un roman d’amour maternel. Le personnage de Marika, c’est la mère courage, prête à tout pour retrouver son enfant, oubliant la peur et la souffrance, refusant l’évidence et gardant, envers et contre tout un espoir immense. L’espoir de retrouver son fils mais aussi celui de fuir ce Berlin dévasté, de fuir la réalité d’une planète mourante et d’une nature assoiffée d’eau mais aussi de vengeance.

C’est vraiment un très bon roman avec de l’action, des sentiments et un vrai message. L’écriture est juste, sensible et je vous prédis pas mal d’émotions.

 

 

4ème de couverture :

L'histoire se déroule à Berlin aujourd'hui et se passe en trois jours : " Le jour du retour, le jour du tremblement et le jour sans nom ". Trois jours durant lesquels va se jouer le destin de trois personnages.

Dans une Europe accablée par une chaleur étouffante, Marika, 38 ans, revient à Berlin avec son fils Solal. Ce voyage en Allemagne replonge la jeune française dans une langue étrangère et un passé douloureux : sept ans plus tôt, à la naissance de Solal, elle a quitté la ville brutalement. Aujourd'hui, elle emmène son enfant rencontrer pour la première fois son père, Thomas, un célèbre dramaturge et metteur en scène allemand. Elle accepte de les laisser seuls tous les deux pour une nuit.

Le lendemain, alors qu'elle doit les retrouver dans un café, une catastrophe naturelle sans précédent va bouleverser le pays et le destin de cette famille. Dans l'Ouest de l'Allemagne, un vieux volcan s'est réveillé : une éruption d'une intensité terrible laisse échapper une nuée ardente et en quelques heures un nuage de cendres recouvre Berlin de ses flocons noirs. Au même moment, la ville est secouée par un violent tremblement de terre qui coupe la ville en deux. Dans ce décor de fin du monde, Marika part à la recherche de son fils, pris au piège avec son père dans les décombres.

 

 

L’auteure :

Astrid Monet est née en 1976 à Orléans. À l'âge de 21 ans, elle part s'installer à Berlin où elle travaille comme comédienne pendant une douzaine d'années. Elle remporte de nombreux prix lors de différents concours de nouvelles, et son premier roman À Paris coule la mer du Nord, a reçu un bel accueil en librairie. Soleil de Cendres est son deuxième roman.

 

Editeur : Agullo (août 2020)

Collection : Agullo fiction

ISBN : 9791095718819

 

Agullo Éditions

ABOLIR LES FRONTIERES Agullo Éditions est le porte voix d'auteurs d'ici et d'ailleurs qui expriment et partagent leurs histoires, leur culture, leurs joies, leurs espoirs et par dessus tout, leur humanité. ABOLIR LES FRONTIERES Agullo Éditions est le porte voix d'auteurs d'ici et d'ailleurs qui expriment et partagent leurs histoires, leur culture, leurs joies, leurs espoirs et par dessus tout, leur humanité.

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