L'Outsider de Stephen King
Traduit de l’anglais par Jean Esch.
Cela faisait un moment que je n’avais pas lu un roman de Stephen King et pourtant il a toujours été mon auteur favori, un des premiers que j’ai lus, celui qui m’a donné l’amour de la lecture.
Je ne vais pas m’amuser à décortiquer le style ou l’histoire de L’Outsider, l’auteur n’a vraiment plus rien à prouver.
Ce qu’on peut dire c’est qu’on retrouve ici son souci du détail, sa minutie dans la création de ses personnages et des décors. Il est, à ma connaissance, le seul auteur aussi précis dans ses descriptions. Il fait plus qu’éveiller notre imaginaire. Chaque scène est minutée à la perfection, on peut la voir plus que l’imaginer, quasiment en stéréo avec son et lumières, odeurs, couleurs. On ne lit pas Stephen King, on le vit.
L’outsider ne déroge donc pas à la règle : pour exemple, une scène incroyable qui se déroule devant un tribunal, avec une foule remontée comme un coucou.
En ce qui concerne l’histoire, difficile d’en parler sans trop en dire.
L’auteur aborde un thème qui lui est habituel, celui des erreurs policières. Ainsi Terry Maitland, entraineur des jeunes au baseball, est accusé du meurtre horrible d’un jeune garçon. Si les preuves matérielles l’accablent, ainsi que certains témoins oculaires, une vidéo et des collègues lui fournissent un alibi en béton. Malgré tout, le procureur et le shérif décident de l’arrêter, devant toute la ville, en plein match de championnat, sous le regard de sa femme et de ses deux filles, ruinant ainsi sa carrière, sa vie. Ce thème de l’erreur judiciaire, on l’a déjà vu chez Stephen King, comme dans La ligne verte, Les évadés, et bien d’autres.
Evidemment, ce roman ne serait pas un roman de Stephen King sans une bonne dose de fantastique qu’il est allé chercher cette fois-ci dans de vieilles légendes et comptines mexicaines.
J’ai relevé aussi avec un réel plaisir quelques clins d’œil à certains de ses romans et une Guest star ultra connue dans le polar, à la renommée mondiale…
Je n’en dirai pas plus. Ce roman est un très bon exemple de l’art de l’auteur. Un bijou.
Ah si, juste un détail, lisez le roman et fuyez les adaptations dans lesquelles vous ne retrouverez jamais la qualité de l'écriture et dont l'histoire est le plus souvent tronquée, voir massacrée, comme dans la série Under the Dome. Merci.
4ème de couverture :
Le corps martyrisé d’un garçon de onze ans est retrouvé dans le parc de Flint City. Témoins et empreintes digitales désignent aussitôt le coupable : Terry Maitland, l’un des habitants les plus respectés de la ville, entraîneur de l’équipe locale de baseball, professeur d’anglais, marié et père de deux fillettes. Et les résultats des analyses ADN ne laissent aucune place au doute. Pourtant, malgré l’évidence, Terry Maitland affirme qu’il est innocent. Et si c’était vrai ?
L’auteur :
Né en 1947 à Portland (Maine), Stephen King a connu son premier succès en 1974 avec Carrie. En une quarantaine d’années, on lui doit plus de cinquante romans et autant de nouvelles, certains sous le pseudonyme de Richard Bachman. Il a reçu de nombreuses distinctions littéraires, dont le prestigieux Grand Master Award des Mystery Writers of America pour l’ensemble de sa carrière en 2007. Son œuvre a été largement adaptée au cinéma et à la télévision.
Le corps martyrisé d'un garçon de onze ans est retrouvé dans le parc de Flint City. Témoins et empreintes digitales désignent aussitôt le coupable : Terry Maitland, l'un des habitants les plus respectés de la ville, entraîneur de l'équipe locale de baseball, professeur d'anglais, marié et père de deux fillettes.
https://www.livredepoche.com
Editeur : Le Livre de Poche (février 2020)
ISBN : 978-2253260622
Editeur d’origine : Albin Michel