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J’ai toujours tendance à me méfier quand j’entame un polar écrit par un « vrai » flic ou ex-flic. Si certains sont très bons (je pense à ceux d’Hugues Pagan par exemple, certainement un des meilleurs), d’autres m’ont laissé quelques souvenirs d’ennui rarement égalés (comme ceux d’Olivier Norek, pour n’en citer qu’un mais il n’est pas le seul), pour ne parler que du polar français.

Mais, l’auteur étant parmi les invités au festival Toulouse Polars du Sud cette année, j’ai donc commencé cette lecture, bien que n’ayant pas lu les trois précédents tomes de la série dédiée à la commandant(e) Léanne Vallauri.

Je m’attendais à un polar assez classique et je n’ai pas été contredite. L’histoire, tout comme le style, reste dans la norme de tout polar efficace avec (là c’est une femme) une flic qui a perdu un être cher, qui est sous le coup d’une enquête de la « police des police », célibataire, mais pour une fois, ni alcoolique, ni droguée. Elle est, on s’en doute, un peu rebelle à l’autorité et joue parfois aux électrons libres.

Deux amies gravitent autour d’elle et de l’enquête ce qui fait que j’ai eu l’impression de lire un scénario d’un épisode de Rizzoli and Isle. Ceci dit, c’est une série très divertissante. A l’image de ce polar qui, même s’il ne fait pas dans l’originalité, est plutôt pas mal.

On en profite pour découvrir un peu de Brest, de son histoire et de ses souterrains cachés. C’est joliment fondu dans l’histoire et c’est en partie ce qui nous fait accrocher à l’enquête en forme de jeu de piste ou de course d’orientation sur fond de soirées libertines.

Ce qu’on ne peut enlever aux flics-auteurs c’est la maîtrise de tous les aspects procéduriers de leurs romans. Pierre Pouchairet connaît mais ne noie pas pour autant le lecteur dans un jargon corporatiste et on apprécie.

Quelques mentions aux enquêtes précédentes m’ont (un peu) agacée car cela laisse une impression d’avoir raté un chapitre. Je conseillerai donc de lire les quatre tomes dans l’ordre : Haines, puis La cage de l’albatros et enfin L’assassin qui aimait Paul Blois, sans oublier Mortels Trafics (Prix du Quai des Orfèvres 2017), tout premier volet.

En bref, peut-être pas de réelle surprise mais une lecture finalement assez prenante et un final qui laisse augurer une suite que je lirai certainement.

 

 

4ème de couverture :

La commandant Léanne Vallauri a beau engranger les succès à la tête de la Police judiciaire de Brest, elle se retrouve engluée dans une méchante affaire. L'informateur qu'elle protégeait a été la cible de deux tueurs et elle encourt des sanctions disciplinaires et pénales. Alors que le moral est en berne, elle accueille avec soulagement l'occasion d'oublier ses ennuis en travaillant sur un nouveau dossier. La découverte d'un cadavre lardé de coups de couteau et abandonné à proximité de l'ancienne base des sous-marins allemands va l'entraîner dans une nouvelle aventure à hauts risques et lui faire découvrir des lieux dont elle n'imaginait pas l'existence. Les tunnels et les souterrains de Brest, vestiges de la guerre, recèlent bien des mystères et des dangers. Ils vont cette fois être le théâtre d'une impitoyable chasse à l'homme dont Léanne et son équipe ne ressortiront pas indemnes...

 

L’auteur :

Prix du Quai des Orfèvres 2017, Pierre POUCHAIRET est né en 1957. Dans une vie antérieure, il était commandant de la police nationale, chef d'un groupe luttant contre le trafic de stupéfiants à Nice, Grenoble ou Versailles... Il a également été à plusieurs reprises en poste dans des ambassades, a représenté la police française au Liban, en Turquie, a été attaché de sécurité intérieure en Afghanistan et a longuement vécu en Cisjordanie. Il est aujourd'hui à la retraite et se consacre entièrement à l'écriture. Son roman "La Filière afghane" a reçu le Prix Interpol'Art 2015, "La Prophétie de Langley" le Prix Michel Lebrun 2017.

 

 



 

Editeur : Editions du Palémon (mai 2019)

ISBN : 978-2-372605-54-0