61ZkvYA9CuL

 

 

 

 

J’ai encore en mémoire, presque trois ans après, une lecture qui m’avait emportée comme peu ont réussi à le faire, un roman très noir, Bienvenue à Cotton's Warwick paru aux éditions Ombres Noires mais qui n’existent malheureusement plus aujourd’hui.

Michael mention peut avoir une plume extrêmement tranchante, brutale, sauvage.

Puis j’ai lu Power, édité chez Stéphane Marsan éditeur, roman d’ailleurs en sélection du Prix des Chroniqueurs de Toulouse Polars du Sud en 2018 et lauréat du prix du festival de Mulhouse. Dans celui-ci, le style était très différent, l’auteur nous faisant revivre une tranche d’histoire des Etats-Unis sur un fond musical omniprésent.

Avec Manhattan Chaos, nous ne sommes pas très loin de Power avec même un petit clin d’œil au roman, ainsi qu’à son roman Fils de Sam, paru en 2014.

Ici aussi, la musique est très présente puisque le héros de cette histoire est un personnage réel, Miles Davis, même si le roman est pure fiction et, allons-y franchement, un roman fantastique (je parle du genre).

Miles Davis, donc, alcoolique et camé, se retrouve en plein blackout électrique paralysant New-York en 1977, sans ses doses d’héro. Il décide de sortir en trouver et tombe sur un homme étrange qui lui propose d’allonger sa vie de quelques années. En échange, Miles va devoir faire des allers-retours dans le passé.

On découvre donc des volets de l’histoire de la ville depuis les premiers pionniers, en passant par la guerre de Sécession, le KKK, les Black Panthers et au milieu, le Fils de Sam.

Alors vous me direz que le voyage dans le temps n’est pas très original et je vous répondrai que vous avez raison. Là, l’originalité vient peut-être du personnage choisi par l’auteur même s’il est un peu trop appuyé et devient parfois franchement agaçant. Je vous dirai aussi que le côté intéressant du roman, c’est la relecture de certains faits historiques qui ont entaché Big Apple.

Il faut admettre que le roman est prenant, se lit au même rythme que l’écriture, soit très vite mais je n’ai pas été emballée. Il y a du « trop » et du « pas assez ». Trop de séquences de retour en arrière, pas assez développées, trop de Miles Davis, personnage finalement peu sympathique et trop appuyé. Une impression de tout mis pêle-mêle, vite fait bien fait. Ça aurait pu être une belle fresque, ça reste un roman sympathique mais pas marquant.

 

 

4ème de couverture :

New York, 13 juillet 1977. Un black-out total paralyse Manhattan et fait basculer la vie de Miles Davis.

New-York, 1977. 
L'été de tous les extrêmes : alors que la ville est en faillite, une canicule sans précédent sévit et le tueur Son of Sam rôde dans les rues. 
Cloîtré chez lui, rongé par la drogue, le célèbre musicien Miles Davis a mis un terme à sa carrière et s'enlise dans la dépression. Mais nous sommes le 13 juillet, et tout va basculer. Tandis que le soleil se couche sur Manhattan, une coupure de courant survient. Huit millions d'habitants sont alors plongés dans l'obscurité : c'est le black-out et la panique s'empare de la ville. Forcé de sortir, Miles va errer dans les rues prises d'assaut par la foule et entamer un trip halluciné qui lui fera revivre certains des épisodes les plus marquants, les plus tragiques, de l'histoire de la grosse pomme. 

 

 

L’auteur :

Michaël Mention est né en 1979. Enfant, il se passionne pour le dessin. Adolescent, il réalise plusieurs bandes dessinées. Etudiant, il intègre un atelier d'écriture et rédige des chroniques satiriques, avant d'écrire son premier roman. Passionné de rock et d'Histoire, sa trilogie policière consacrée à l'Angleterre a été récompensée par le Grand Prix du roman noir au festival international de Beaune en 2013 et le Prix Transfuge meilleur espoir polar en 2015. 
Son roman Power (Stéphane Marsan, 2018) a reçu le Grand Prix au Festival Sans Nom de Mulhouse en 2018. 

 

 

  • Editeur : 10 X 18 (mars 2019)
  • Collection : Grands détectives
  • ISBN: 978-2264072702