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Ce qui tue ou qui assassine la plupart des gens, c’est la connerie humaine, la médiocrité, la jalousie, la rancœur, les frustrations, bref toute la merde inhérente à la condition humaine.

 

Je connais Laurent Guillaume depuis pas mal de temps maintenant, l’ayant croisé sur différents salons du polar et plus récemment lors de Toulouse Polars du Sud où il était l’un des auteurs invités de cette dixième édition.

C’est en apprenant à le connaître que j’ai eu envie de le lire. C’est quelqu’un d’entier, de drôle et de passionnant quand il nous raconte ses anecdotes de son métier de policier et de consultant.

En lisant ce roman, j’ai retrouvé cet homme dans son personnage de Monet. Pas physiquement, loin de là, mais dans sa façon d’être direct et drôle. Car ce personnage de flic parisien, envoyé « auditer » un poste de la Police de l’Air et des Frontières en pleine montagne, parmi une population montagnarde, dans une ville qu’on dirait tout droit sortie du far-west, nous offre des scènes et des dialogues aussi naturels qu’amusants.

Les personnages secondaires, bien qu’un peu caricaturaux, accentuent encore ce décor pittoresque où ils vont évoluer.

Monet est donc un flic de la Police des Police venu à Thyranne, dans les Alpes, pour contrôler le bon fonctionnement du poste de la PAF. Tout juste arrivé, il est mis sur une affaire suite à la découverte du corps d’un homme, à priori un migrant, tombé d’une falaise. Il va vite s’avérer qu’il ne s’agit ni d’un accident, ni d’un migrant et Monet va devoir mener l’enquête avec les policiers et les gendarmes locaux, parmi une population sur laquelle règne en maître un homme.

Le style d’écriture de ce polar est volontairement léger et on passe réellement un bon moment à sa lecture.

Plus que l’intrigue, ce sont les personnages qui captent l’attention du lecteur et on a une furieuse envie de découvrir encore d’autres enquêtes de Monet.

 

4ème de couverture :

Le train arrive dans la petite gare de Thyanne, terminus de la ligne. Priam Monet descend pesamment d’un wagon. Presque deux mètres pour un bon quintal et demi, mal sapé et sentant le tabac froid, Monet est un flic misanthrope sur la pente descendante. Son purgatoire à lui c’est d’être flic à l’IGPN, la police des polices. Sa mission : inspecter ce petit poste de la police aux frontières, situé entre les Alpes françaises et italiennes. Un bled improbable dans une vallée industrieuse où les règles du Far West ont remplacé celles du droit. Monet n’a qu’une idée en tête, accomplir sa mission au plus vite, quitte à la bâcler pour fuir cet endroit paumé. 
Quand on découvre dans un bois le cadavre d’un migrant tombé d’une falaise, tout le monde pense à un accident. Pas Monet. Les vieux réflexes ont la peau dure, et le flic déchu redevient ce qu’il n’a cessé d’être : un enquêteur perspicace et pugnace. La victime était-elle un simple migrant ? Qui avait intérêt à la faire disparaître ? Quels lourds secrets cache la petite ville de Thyanne ? Monet va rester bien plus longtemps que prévu.

 

L’auteur :

Ancien flic et désormais consultant international en lutte contre le crime organisé, Laurent Guillaume écrit des romans et des scénarios lorsqu’il ne voyage pas. Son expérience à la BAC, aux stups et en Afrique de l’Ouest comme coopérant imprègne ses histoires, sombres et tourmentées. 
Mako (2009), son premier roman, a obtenu le prix VSD du polar 2009 – coup de cœur de Frédéric Beigbeder. Il est également lauréat du prix des Lecteurs 2015 du festival Sang d’encre. 
Laurent Guillaume a coscénarisé avec Olivier Marchal et Christophe Gavat le téléfilm de France 2 Borderline. Il a créé et scénarisé avec Olivier Marchal la série Section Zéro pour Canal +.

 

  • Editeur : Denoël (juin 2018)
  • Collection : Sueurs froides
  • ISBN: 978-2207132227

 

 

Laurent Guillaume - Là où vivent les loups

 

 

 

Là où vivent les loups - Laurent Guillaume - Sueurs Froides - Éditions Denoël - Littérature - Essais - Romans policiers - Science fiction - Romans graphiques

Le train arrive dans la petite gare de Thyanne, terminus de la ligne. Priam Monet descend pesamment d'un wagon. Presque deux mètres pour un bon quintal et demi, mal sapé et sentant le tabac froid, Monet est un flic misanthrope sur la pente descendante.

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