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EVADEZ-MOI
5 juin 2018

Salut à toi Ô mon frère de Marin Ledun

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On connaissait Marin Ledun auteur de romans Noirs où l’humour n’est pas forcément ce qui transparait le plus. Quand je l’ai vu sur un salon, il m’a parlé de son nouveau roman à paraitre à la Série Noire (Gallimard). Il m’a parlé d’un roman totalement différent, une histoire qui lui tenait à cœur.

Quand j’ai vu la couverture du roman en question, moi celle qui se complait dans le sombre et le tragique, j’ai dit banco à cette superbe nana rose.

"Un père, une mère et leurs six enfants. Deux filles, quatre garçons. Une équipe mixte de volley-ball et deux remplaçants, ma famille au grand complet. Neuf en comptant le chien. Onze si l'on ajoute les deux chats".

Un des frères ne rentre pas dormir un soir et le lendemain, la famille au grand complet apprend qu’il est en fuite et recherché pour le braquage d’un bureau de tabac qui a mal tourné.

Marin Ledun se glisse alors dans la peau de Rose, l’ainée des filles, 21 ans, un peu gothique, un peu seconde main d’Adelaïde, la mère. Rose part à la recherche de son petit frère, persuadée de son innocence et du délit de faciès dont Gus est victime.

Parce que Gus, Antoine et Camille, les trois derniers, sont des enfants adoptés, tirés de la misère Colombienne.

Quand les enfants adoptés sont petits, tout est beau, tout le monde il est gentil, puis les petits doudous grandissent et leur petit air de poupée exotique disparait. Les bébés noirs ou colombiens, tôt ou tard, ils ramènent leurs problèmes congénitaux avec eux, voilà ce que pas mal de gens pensent. Du coup, les adoptés, on les trouve moins mignons, alors on s’empresse de les montrer du doigt dès qu’on a besoin d’avoir sous la main des coupables frais de port compris.

A travers cette famille nombreuse, très soudée, un peu loufoque tendance Bidochons ou Tuches, l’auteur nous parle avec beaucoup de légèreté et d’humour de ce racisme « ordinaire » qu’on rencontre tous les jours et surtout dans les petites villes. Les commères, les tellement irréprochables parents d’élèves, les petits commerçants, qui voit en chaque « basané » un coupable idéal, les notables qui jugent tous ceux qui ne sont pas de leur « rang ».

L’auteur change donc de style pour ce polar « feel good » et j’ai franchement adoré. C’est drôle et léger mais avec cependant un message clair. Certains clins d’œil ne seront peut-être perçus que par certains mais le tout est exactement ce que j’attendais, mieux même.

Partez faire la connaissance de cette famille qui ressemble finalement à beaucoup de familles avec ses disputes et son amour.

Marin Ledun m’a surprise et conquise avec ce roman. J’attends la suite des aventures de la famille Mabille-Pons !

 

4ème de couverture :

La grouillante et fantasque tribu Mabille-Pons : Charles, clerc de notaire pacifiste, Adélaïde, infirmière anarchiste et excentrique, les enfants libres et grands, trois adoptés. Le quotidien comme la bourrasque d'une fantaisie bien peu militaire. Jusqu'à ce 20 mars 2017, premier jour du printemps, où le petit dernier manque à l'appel. Gus, l'incurable gentil, le bouc émissaire professionnel, a disparu et se retrouve accusé du braquage d'un bureau de tabac, mettant Tournon en émoi. Branle-bas de combat de la smala ! Il faut faire grappe, retrouver Gus, fourbir les armes des faibles, défaire le racisme ordinaire de la petite ville bien mal pensante, lutter pour le droit au désordre, mobiliser pour l'innocenter, lui ô notre frère.

 

L’auteur :

Né en 1975, Marin Ledun est romancier. Il a déjà publié une vingtaine de romans, dont L’homme qui a vu l’homme (Prix Amila-Meckert 2014, sélection 2016 Prix Polar SNCF), Les visages écrasés(Trophée 813 du roman français 2011, Grand Prix du roman noir 2012 du Festival International du film policier de Beaune), et La Guerre des Vanités (Prix Mystère de la critique 2011), et écrit des pièces radiophoniques pour France Culture et France Inter. Docteur en sciences de l’information et de la communication, il est également l’auteur ou le coauteur d’essais. En 2016 Les visages écrasés a été adapté pour Arte et au cinéma sous le titre Carole Matthieu par le réalisateur Louis-Julien Petit. Son dernier roman, En douce, reçoit le prix Transfuge du meilleur polar français 2016 et paraît en poche en octobre 2017 aux éditions J’ai lu.

Source : http://www.quaisdupolar.com/2018/

 

 

Salut à toi ô mon frère - Romans noirs - Série Noire - GALLIMARD - Site Gallimard

Un père, une mère et leurs six enfants. Deux filles, quatre garçons. Une équipe mixte de volley-ball et deux remplaçants, ma famille au grand complet. Neuf en comptant le chien. Onze si l'on ajoute les deux chats." La grouillante et fantasque tribu Mabille-Pons : Charles, clerc de notaire pacifiste, Adélaïde, infirmière anarchiste et excentrique, les enfants libres et grands, trois adoptés.

http://www.gallimard.fr



 

  • Editeur : Gallimard (3 mai 2018)
  • Collection : Série noire
  • Prix : 19.00 €
  • ISBN: 978-2072776649

 

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