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Nous sommes dans un monde imaginaire, post-apocalyptique, où règne chaleur, sècheresse et animaux mutants. Roland, dit « le Pistolero », est à la poursuite de « l’Homme en Noir », un magicien maléfique qui sait faire revivre les morts, entre autres.  Durant la traque, Roland va croiser la route de Brown, fermier solitaire ; celle de la ville de Tull et de ses habitants et celle de Jake, un jeune garçon qui continuera le chemin avec lui, vers cet homme, pour tenter de sauver ce qu’il reste de ce monde désertique.

 

Mon avis :

Je ne m’aviserai pas à chroniquer Stephen King car il reste pour moi le maître incontesté du fantastique.

La Tour sombre est une saga qui compte à ce jour 8 tomes.

Le Pistolero est le premier de la série.

Cette saga est 100% fantastique. Stephen King nous emmène dans son monde imaginaire. Vous ne savez pas à quelle période se situe l’histoire.

Les personnages sont tous improbables, doués de pouvoirs ou victimes de ces mêmes pouvoirs.

Cette saga est réellement une œuvre à part dans toute la bibliographie de Stephen King, parce que la plus poussée, la plus « imaginaire » et peut-être aussi la plus « visuelle ».

Les thèmes sous-jacents que l’auteur affectionne dans ces romans y sont abordés. L’écologie, thème récurent chez l’auteur, est très présente dans ce premier opus. Quasiment toute nature a disparu dans ce roman : peu de végétation, animaux rares et mutants et l’idée que tout cela est dû à l’homme.

Ce qui est toujours fascinant, c’est la plume de l’auteur, minutieuse, ne laissant de côté aucun détail. Certains pourront y voir des longueurs, moi j’y vois une maîtrise parfaite du roman.

Concernant l’édition que je présente ici, il s’agit de la toute dernière. Les éditions J’Ai Lu ont publié cette éditions enrichie à l’occasion de la sortie en salle du film, tiré de cet opus (en salles au mois d’Aout).

Vous me direz pourquoi enrichie ?

Parce qu’on y trouve en pages centrales quelques illustrations de Michael Whean et que l’édition est augmentée avec une nouvelle :  Les Petites Sœurs d’Elurie, reprenant les personnage du « Pistolero ». C’est une sorte d’Add-On à ce tome 1 qui se déroule alors que Roland cherche encore la piste de Walter, l’Homme en Noir.

En tant que fan de Stephen King, je ne peux que vous dire qu’il faut absolument lire cette saga. Par expérience avec les adaptations cinématographiques ou télévisuelles des romans du King, je vous conseille de lire le roman avant, les adaptations étant généralement très décevantes…

 

Extrait :

La cartouche entre ses doigts, manipulée avec une telle grâce, une grâce inconnue, devint soudain atroce, comme la trace d’un monstre. Il la laissa tomber dans sa paume, ferma le poing, et serra de toutes ses forces, jusqu’à avoir mal. Si la cartouche avait explosé, sur le moment il se serait réjoui de la destruction de sa main habile, car son seul véritable talent, c’était le meurtre. Le meurtre avait toujours existé dans le monde, mais se le dire ne lui était d’aucun réconfort. Le meurtre existait, et le viol, et toutes sortes de pratiques indicibles, et toutes au nom du bien, cette saloperie de bien, cette saloperie de mythe, pour le Graal, pour la Tour.

 

4ème de couverture :

" L'homme en noir fuyait à travers le désert, et le Pistolero le suivait... " Ce Pistolero, c'est Roland de Gilead, dernier justicier et aventurier d'un monde qui a changé et dont il cherche à inverser la destruction programmée. Pour ce faire, il doit arracher au sorcier vêtu de noir les secrets qui le mèneront vers la Tour Sombre, à la croisée de tous les temps et de tous les lieux. Roland surmontera-t-il les pièges diaboliques de cette créature? A-t-il conscience que son destin est inscrit dans trois cartes d'un jeu de tarot bien particulier ? Le Pistolero devra faire le pari de le découvrir, et d'affronter la folie et la mort. Car il sait depuis le commencement que les voies de la Tour Sombre sont impénétrables...

 

Stephen King est l'auteur de plus de cinquante livres, tous best-sellers d'entre eux à travers le monde. Il vit à Bangor, Maine, avec son épouse, la romancière Tabitha King. Il est aussi le père de l’écrivain Joe Hill.

 

Editions : J’Ai LU (Juillet 2017)

378 pages (incluant la nouvelle)

Prix : 6,10 euros

ISBN : 9782290138922